Le blog de Lacassaigne Adrien
Passer la soirée du 31 décembre à l’Opéra de Paris c’est vraiment vivre une émotion unique. J’ai dans un premier temps été séduit par cette tradition qui consiste à se mettre sur son « 31 » ! Je ne pensais pas que les jeunes couples d’aujourd’hui s’habilleraient pour la circonstance comme le veut la tradition et je me trompais !
C’était sympathique d’évoluer au milieu de toutes ces jolies robes du soir, le
comble de l’élégance étant ce couple de jeunes « messieurs » tous le deux en smoking, une coupe de champagne à la main dans leur loge de l’opéra.
Le temps s’arrête, l’orchestre s’accorde la magie opère déjà.
Place à « Raymonda » le ballet du jour. Techniquement le corps de ballet
et les étoiles de l’Opéra de Paris, c’est certainement ce qui se fait de mieux au monde. Avec cette pièce on en prend plein les yeux et plein les oreilles. Cet orchestre provoque en nous tant
d’émotions, ces danseurs et danseuses sont si parfait que cela nous réconcilie un moment avec le genre humain. Seul petit bémol, le rôle de Raymonda ce soir là était tenu par Agnès Letestu, et
lorsque l’étoile est moins applaudie que le chef d’orchestre on se pose des questions !
Même si ce chef est Kevin Rhodes chef de l’orchestre Colonne.
Agnès Letestu est certainement une magnifique machine à pirouettes mais elle n’a pas
vraiment de charisme, elle est très froide et ne fait passer aucune émotion.
Nous dirons qu’elle n’est pas généreuse.
Je regrette de ne pas avoir pu applaudir Nicolas Le Riche dans le rôle de ABDERAM, mais le danseur invité Laurent Hilaire était absolument parfait (le garçon est maître
de ballet à l’Opéra, il a 46 ans et je peu vous dire qu’il déchire grave…) c’est assurément lui qui a été le plus acclamé et lui qui honore le plus parfaitement ce temple prestigieux de la danse
classique.
Quoi qu’il en soit, même si je n’ai pas été séduit par Agnès Letestu elle est une immense danseuse comme tous ceux qui étaient à ses côtés ce soir là.
J’ai une profonde admiration pour ces danseurs.
Dîner ensuite au Grand Café Capucine, minuit sous les lustres d’une des plus
prestigieuses brasseries, cette institution de la vie parisienne qui ne ferme jamais et qui séduit par son décor à la fois luxueux et romantique signé Garcia et sa magnifique verrière de style
Art Déco.
Comment dans ces conditions douter de l’avenir que nous réserve 2009 ?
Je voudrais partager avec vous ces moments de
légèreté et de grâce. Vous souhaiter pour 2009, que la maladie s’éloigne de vous et que l’amour vous enveloppe d’une tendre émotion, un travail qui vous comble du mieux qu’il peut et avec ça
quelques amis chaleureux, un joli nid et prenez soin de vous dans la plus parfaite sérénité.
Bonne année 2009.