Le blog de Lacassaigne Adrien

Oscar Wilde est mort à Paris le 30 novembre 1900, seul, abandonné.

J’ai une pensée pour lui aujourd’hui et comme je me prépare à partir pour Paris où je passe une semaine chez »Lesage » eh bien demain j’irai mettre une fleur sur sa tombe au père Lachaise.

En voilà bien un qui a souffert de l’homophobie.

 

Le marquis de Queensberry, père de Lord Alfred Douglas, avait demandé à Wilde de s'éloigner de son fils. Début 1895, il remet au portier du club Albermarle, l’un des clubs d’Oscar Wilde, sa carte de visite où il écrit :

 

« For Oscar Wilde posing as Sodomite »

 

Wilde décide alors de lui intenter un procès pour diffamation, qu'il perd ; le marquis se retourne contre Wilde, qui est condamné, en vertu d'une loi datant de 1885 interdisant l'homosexualité, à la peine maximale de deux ans de travaux forcés en 1895. Il séjourne dans différentes prisons dont la geôle de Reading . Il n'écrira en prison que de la correspondance: les travaux forcés et l'enfermement l'affecteront au point qu'il ne produira qu'une seule œuvre après sa sortie, elle-même sur le thème de la prison. Ses biens sont confisqués pour payer les frais de justice. Constance Lloyd, sa femme, se réfugie en Allemagne avec ses fils qui changent de nom (Holland). Durant son incarcération, il continue de recevoir la visite de son ami Robert Ross, mais Alfred Douglas, pourtant en partie la cause de ses malheurs, s'exile en France et en Italie pendant plus de trois ans. Il y écrit De profundis et joue au football avec le gardien de prison, le même gardien à qui il dédicacera un poème peu avant sa mort.

 

L'homophobie en héritage, Merlin Holland, le petit-fils d'Oscar Wilde vit aujourd’hui en France en Bourgogne il a écrit un livre consacré à son grand-père, intitulé «Le procès d'Oscar Wilde».

 

 

Dim 30 nov 2008 1 commentaire
Ma culture littéraire frôlant le néant, je ne savais pas qu'Oscar Wilde était homo ; ça n'est pas qqchose qui me dérange, sans doute suis-je tolérante? Bonne semaine chez Lesage:vous nous raconterez à votre retour. Bye
Cécile - le 30/11/2008 à 21h06