Samedi 31 janvier 2009
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Je viens de terminer la lecture du journal posthume de Pascal Sevran « Les Petits Bals Perdus » aux éditions Albin Michel. J’ai encore une fois aimé le style, le fond et la forme de ce journal.
Il me semble souvent que Pascal Sevran écrit des choses rebelles mais que je partage volontiers avec lui.
Sa vision de l’amitié est particulière comme l’est la mienne !
Ce dernier opus est certainement moins fourni en rencontres croustillantes, plus de livreur de pizza un peu canaille. C’est plus grave, plus intérieur, on comprend pourquoi aujourd’hui, Pascal se
savait malade.
Il reste pour moi un bel écrivain comme son ami Philippe Besson dont je viens également de terminer le dernier roman « La Trahison de Thomas Spencer » aux éditions Julliard. Un régal, quel style
magnifique !
Ce week-end j’entreprends la lecture de « Et Serge Créa Maman » de Serge Morel aux éditions de l’arbre.
C’est apparemment l’histoire d’un transformiste bruxellois.
Dès le premier chapitre on se rend compte que le ton est vaporeux ! Mais lorsque je dis ça j’ai un peu l’impression que c’est l’hôpital qui se fou de la charité ! J’oublie que je me suis moi
aussi essayé à cet exercice avec « L’Ecrivain Travesti » aux éditions Publibook et que mon style n’était pas plus brillant.
Donc ce garçon, Serge devenu « maman » raconte exactement les mêmes choses que moi il y a 15 ans !
C'est fou ce que les transformistes sont originaux lorsqu'ils écrivent...
C’est amusant de le lire, il semble avoir tout inventé mais oublie qu’avant lui, nous étions les reines de Bruxelles ! Ce n’est pas bien grave.
Aujourd’hui Patrick Lucas le créateur du Grand Escalier à Bruxelles est heureux en élevant des volailles (des vrais cette fois) et nous avons tourné la page sur un Bruxelles qui n’avait pas
besoin de « maman » pour être glorieux. Les prétentieux m’ennuient !