Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /2009 09:20

« Panique au ministère » est une comédie de boulevard sur fond de politique mettant en scène une femme, austère chef de cabinet, jouée par Natacha Amal, aux prises avec sa mère, exubérante sexagénaire, Amanda Lear prête à ouvrir un bar gay en face du ministère de sa fille. Gabrielle donc, la chef de cabinet du Ministre de l'Education Nationale vit entre son copain Louis, son ministre complètement dépassé, Cécile, sa mère déjantée et Sarah sa fille en quête d'indépendance et d’identité, elle n'est pas beaucoup aidée ! L'arrivée d'Eric, jeune homme de ménage de 20 ans son cadet, va faire voler en éclats ses habitudes d'éternelle célibataire et semer la panique au Ministère…

Eric est interprété par Edouard Colin, on craquerait pour moins que ça!

 

Légère, drôle, Panique au Ministère est une pièce de boulevard digne des meilleurs Feydeau. Quiproquos et rebondissements se succèdent et donnent un rythme effréné à la pièce. Percutants, modernes, les dialogues sont truffés de clins d'œil et de références à l'actualité proche en citant des personnages existants.

Langage dynamique, tenue sexy, Amanda Lear joue une jeune grand-mère enfin libre de faire ce qu’elle veut. Elle amuse sa petite fille autant qu’elle exaspère sa propre fille. Elle est absolument délicieuse et parfaite. J’étais très ému de lavoir sur scène si près de moi. (Nous étions au second rang). Natacha Amal, quant à elle, fait preuve d'une incroyable débauche d'énergie avec un personnage psychorigide, brutale, quasi hystérique qui évolue de manière surprenante. Raymond Acquaviva joue le ministre et signe la mise en scène. Quand à Edouard Colin il est étonnant comédien et qui plus est il nous régale de ses pectoraux et de ses abdominaux à en tomber, dieu qu’il est joli garçon !

 

En ce qui concerne les goûts, il en est du théâtre comme du reste : nous n’avons pas tous les mêmes! Les « critiques » n’ont pas trouvé beaucoup d’intérêt à cette pièce.

Des personnages bien peu crédibles dans des situations très improbables, des clichés à répétition, jeux de mots grivois très attendus, situations scabreuses qui virent à la vulgarité, blagues éculées, numéros d’acteurs qui masquent la minceur du propos...

Voilà ce qu’on peut souvent lire…

 

Toutefois, force est de constater que le public, est aux anges. « Standing ovation » dès le second rappel…

On trouve les ingrédients qui font fonctionner le boulevard : un rythme impeccable, les répliques fusent et ricochent sans arrêt, et des comédiens se donnent avec beaucoup d’énergie même si ils se laissent aller au sur-jeu de temps en temps ce n’est pas moi qui vais leur jeter la pierre.
Ces messieurs (et dames) les cultureux oublient certainement qu’en son temps Molière n’avait pas d’autre ambition que de faire rire !

Si vous voulez passer une bonne soirée je vous conseille vivement cette pièce.

 

 

PANIQUE AU MINISTÈRE de Jean Franco et Guillaume Mélanie

Théâtre de la Porte Saint-Martin avec Natacha Amal, Amanda Lear, Edouard Colin et Raymond Acquaviva, mise en scène par ce dernier.

 

 

PS, et merci à Laurent d’avoir eu la bonne idée de m’y traîner…


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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /2009 18:38


Le musicien de rue était debout dans l’entrée de la station « L’Enfant Plaza » du métro de Washington DC. Il a commencé à jouer du violon.

C’était un matin froid, en janvier dernier. Il a joué durant quarante-cinq minutes. Pour commencer, Bach, puis l’Ave Maria de Schubert, du Manuel Ponce, du Massenet et à nouveau, du Bach.

À cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque mille personnes ont traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur travail. Après trois minutes, un homme d’âge mûr a remarqué qu’un musicien jouait. Il a ralenti son pas, s’est arrêté quelques secondes puis a démarré en accélérant.

Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : en continuant droit devant, une femme lui a jeté l’argent dans son petit pot. Peu après, un quidam s’est appuyé sur le mur d’en face pour l’écouter mais il a regardé sa montre et a recommencé à marcher. Il était clairement en retard.

Celui qui a marqué le plus d’attention fut un petit garçon qui devait avoir trois ans. Sa mère l’a tiré, pressé mais l’enfant s’est arrêté pour regarder le violoniste.

Finalement sa mère l’a secoué et agrippé brutalement afin que l’enfant reprenne le pas. Toutefois, en marchant, il a gardé sa tête tournée vers le musicien. Cette scène s’est répétée plusieurs fois avec d’autres enfants. Et les parents, sans exception, les ont forcés à bouger.

Durant les trois quarts d’heure de jeu du musicien, seules sept personnes se sont vraiment arrêtées pour l’écouter un temps. Une vingtaine environ lui a donné de l’argent tout en continuant leur marche. Il a récolté 32 dollars.

Personne ne l’a remarqué quand il a eu fini de jouer. Personne n’a applaudi. Sur plus de mille passants, seule une personne l’a reconnu.

Ce violoniste était Joshua Bell, actuellement un des meilleurs musiciens de la planète. Il a joué dans ce hall les partitions les plus difficiles jamais écrites, avec un Stradivarius valant 3,5 millions de dollars.

Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation future au théâtre de Boston était « sold out » avec des prix avoisinant les 100 dollars la place.

C’est une histoire vraie. L’expérience a été organisée par le «Washington Post » dans le cadre d’une enquête sur la perception, les goûts et les priorités d’action des gens.

Les questions étaient : dans un environnement commun, à une heure inappropriée, pouvons-nous percevoir la beauté ? Nous arrêtons-nous pour l’apprécier ? Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu ?

Une des possibles conclusions de cette expérience pourrait être :si nous n’avons pas le temps pour nous arrêter et écouter un des meilleurs musiciens au monde, jouant pour nous gratuitement quelques-unes des plus belles partitions jamais composées, avec un violon Stradivarius valant 3,5 millions de dollars, à côté de combien d’autres choses passons-nous ?


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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /2009 12:22

Loin de moi l’envie de vous raconter les petits ennuis de santé qui viennent de me tomber dessus. Il n'y a rien de plus ennuyeux qu'un malade qui se plaint! J’ai quand même très envie de tirer un coup de chapeau aux Pompiers de la ville de Monnaie et au personnel hospitalier de l’hôpital d’Amboise.

Samedi soir je reviens du cabaret, il est 2h du matin au moment de me coucher je ressens comme un point de côté. Je suis très fatigué donc je me dis que je vais m’endormir et que ça va passer. Eh bien non, à 3h du matin je tournais dans tous les sens pour essayer de trouver une position un peu moins douloureuse. 3h30 je n’y tiens plus la douleur est horrible, j’ai du mal à respirer, je vomis tout ce que j’ai dans le ventre…J’appelle mon ange gardien à 21000Km, pratique pour gérer la crise ! Et pourtant il va réussir. 4h du mat comme instinctivement je compose le « 18 » je suis pris en main par le médecin du SAMU qui diagnostique une crise de coliques néphrétiques ! Je ne savais absolument pas ce que c’était. 4h15 arrivée de Rodolphe, notre fiston qui va gérer la maison et les chiens.  4h30 arrivée des pompiers de Monnaie, et là tout va très vite. Je voudrais vraiment saluer l’efficacité et la bienveillance de ces pompiers, notamment cette femme qui m’a tenu la main alors que je pleurais de douleur jusqu’aux Urgences. Je ne les reverrai jamais mais qui sait, la magie d’internet fera peut-être qu’un d’entre eux tombera sur ce blog.

Aux Urgence de l’hôpital d’Amboise je suis immédiatement pris en charge, c’est bien mon rein  droit qui pose problème il n’y a qu’une solution pour calmer la douleur, perfusion et morphine !

10 minutes après la première injection je n’ai plus mal, je respire de nouveau.

Je vais rester hospitalisé plusieurs jours, le temps de trouver l’origine de cette crise, le temps de découvrir d’autres maux et  de mettre en place un traitement. Mais je voudrais là aussi dire un grand merci à tous le personnel de l’Hôpital d’Amboise et plus particulièrement au service Chirurgie. Ces femmes et ces hommes sont absolument étonnants, extraordinaires et d’une bienveillance édifiante. L’hôpital de proximité est une chance incroyable il faut absolument lutter pour sa survie.
On est si peu de choses entre les mains d’une infirmière mais si elle connaît notre village on va déjà un peu mieux.


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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /2009 21:37

Quand je regarde Tiger Woods jouer au golf.
Quand j’écoute Chopin ou Mozart.

Quand je suis devant un tableau de Turner ou de Frédéric Bazille.

Quand j’assiste au spectacle du cirque du Soleil où du Roi Lion.

Quand je vois jouer Yolande Moreau ou Robert Hirsch au théâtre.

Quand je lis Armisteade Maupin, Philippe Besson où Vikas Swarup.

Quand je suis devant Sean Penn qui est dans la peau d’ Harvey Milk

Et surtout quand je vois ce qu’a fait le vrais Harvey Milk

Je me sens poussière, si étriqué, vide.
J’ai un peu honte de moi.


 

Le Film « Harvey Milk » est prodigieux.


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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /2009 17:21

 

 

Je suis sous le charme du dernier album de Nicole Croisille « Bossa d’Hiver ».
A un peu plus de 70 ans la dame arrive encore à m’épater, il faut dire qu’elle connaît la chanson....
Très jeune elle montre des dispositions pour la danse et le chant. Á la fin des années 1950, elle travaille avec des professionnels importants tels que le mime Marceau ou encore Joséphine Baker.
Elle participe à la comédie musicale L'Apprenti fakir, avec Jean Marais.
Elle fait la première partie de Jacques Brel à l'Olympia.
En 1964, elle mène la revue des Folies Bergère aux États-Unis.
À son retour, elle rencontre le cinéaste Claude Lelouch et le compositeur Francis Lai qui lui offriront un succès planétaire avec son « Dabadabada », la chanson du film Un homme et une femme qu'elle interprète avec Pierre Barouh en 1966.
En 1968, elle se donne un nom anglophone, Tuesday Jackson, pour interpréter la chanson I'll never leave you du film Les Jeunes loups de Marcel Carné.

 En 1970, elle est sur la scène du Théâtre de la Porte Saint-Martin dans la comédie musicale La Neige en été avec, à ses côtés, Mouloudji et Régine. 

Au cours des années 1970, Nicole Croisille travaille avec les plus grands auteurs et obtient de nombreux succès : "Une femme avec toi", "Téléphone-moi", "Emma", "J'ai besoin de toi, j'ai besoin de lui", "Parlez-moi de lui (Il ne pense qu'à toi)"…  Elle connaît un autre beau succès en 1981 avec la chanson "Les Uns et les Autres" extraite du film du même nom (de Claude Lelouch) dans lequel Nicole y campe son propre rôle.

 Par la suite, elle est fréquemment actrice, mais ne délaisse pas la chanson. Ce sont à présent le jazz et les expériences de métissages musicaux et culturels qui l'intéressent (2005). Bien qu'elle n'ait plus eu de « tubes » depuis sa reprise du Blues du businessman (1985), Nicole Croisille peut se vanter d'avoir su conserver un public fidèle et nombreux.

 En 2005, Nicole participe à la saga de l'été Dolmen où elle campe le rôle d'Yvonne Le Bihan. 

En 2006, elle se produit au Théâtre de Dix Heures, dans le spectacle Nougaro, le jazz et moi. Et je passe sur Hello Dolly, Le Monologue du Vagin etc.


J’ai rencontré Nicole Croisille à plusieurs reprise je peu donc me permettre de dire que c’est une artiste formidable et une femme bien. Sur cette photo elle était venue applaudir le spectacle des "Hirondelles" à la Garçonnière de Genève dans les années 80.
De gauche à droite sur la photo avec Nicole il y a Pinky, votre serviteur, Lou Scarol et Maxine de Villeneuve.
Je vous recommande vivement son album.

 


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