Bigoudis, biceps & Cie 4

Publié le par Adrien Lacassaigne-Vivier

Comme un gentil sorcier je vais convoquer les réminiscences d’une vie tellement fourmillante d’anecdotes incroyables que cela devrait me plaire.  Je réfute le terme d’autobiographie, c’est beaucoup trop prétentieux.  Je ne suis ni célèbre, ni méritant, ni même "particulier" au point de consacrer un récit sur ma vie, ça je le sais.  Pourtant me voilà devant mon ordinateur. Je n’ai jamais été à un paradoxe prêt !

J’écris sans méthode, spontanément, naturellement. Les mots s’échappent, comme pour libérer un peu de places dans ma tête. J’éprouve beaucoup de plaisir à mettre noir sur blanc les images du passé. Je me relis, je change un adjectif qui me semble trop ordinaire, je modifie la ponctuation, je précise une idée trop vague… J’imagine volontiers la jouissance que dois éprouver un véritable écrivain lorsqu’il invente une histoire, lorsqu’il a le droit de vie ou de mort sur ses personnages. Il est dieu !  Vais-je tout dire, même les choses les plus sombres et inavouables ? Je ne sais pas encore.

Évidemment, une petite voix dans ma tête me dit que cela ne va intéresser personne. Si j’avais un éditeur à mes côtés il me dirait : ça ne « marchera » pas, laissez tomber, ne perdez pas votre temps ! 

Peu importe, faut-il vraiment être certain que les choses « marchent » pour les entreprendre ? 

Je me suis posé une seule question : Ais-je envie de raconter ce que j’ai vécu ?

Oui, je le crois.  Alors, je me lance.

 

 

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