Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /2010 17:23

Je pensais à cela ce matin en prenant un café avec Edmond de Mauléon, un de mes « amis » Facebook devenu authentique. Il me disait combien il était agaçant de constater que certains membres de la communauté se comportaient comme de simples voyeurs et n’échangeaient jamais avec les autres. Edmond va faire du tri, il a raison, je me suis dis que j’allais en faire de même. J’ai donc ouvert ma liste d’amis Facebook pour commencer la sélection, eh bien  je n’ai virés que trois personnes sur 350. Mais quel bonheur de virer ces trois là ! De vieux souvenirs encombrants !

En revanche j’ai analysé avec tendresse les autres en les rangeant par catégories, les voici,  à vous de vous reconnaitre.

*Les retrouvailles improbables, qui nous émeuvent plus que de raison et se disent heureux de vous retrouver mais qui restent muet après avoir rejoint notre liste. Pourquoi je n’en sais rien ? Ils me manquent.

* Les garçons contents de me retrouver mais qui craignent que par un trop flagrant échange de dialogues leurs épouses ne découvrent qu’ils ont été mes amants. C’est si vieux mesdames…

*Les maris jaloux qui découvrent qu’a vingt  ans leurs épouses avaient une vie…

*Ceux dont je suis heureux d’avoir croisé la route, ils sont souvent discret et je les aime comme cela.

*Mes « copines » de Music-hall…Ah celle là ! Il y a de tout bien entendu. Ces jeunettes qui savent tout et nous inondent  de leurs photos, toute plus belles les unes que les autres. Et les anciens qui ont tout compris…J’ai une affection particulière pour la seconde catégorie avec la fierté de compter parmi eux "Hortensia" pour qui j’ai une grande  admiration et "Pauline" une tendresse spontanée. Mais continuez à mettre des photos de vous les « starlettes », elles ne font que nous rappeler que ce que vous faites nous l’avons fait avant vous.

*Mes amis d’enfance, qui sont des amis d’enfance…quoi dire ? Nous ne sommes plus des enfants !

*Ces jeunes gens que nous aurions aimés follement il y a trente ans ! Aujourd’hui j’observe leurs photos et leurs profils avec tendresse et je glisse parfois un commentaire paternel. Mais il y a trente ans les p’tits loups je vous aurais dévoré tout cru.

*Ceux qui m’ont fait du mal autrefois, et qui reviennent aujourd’hui, la mémoire courte. Ils ont souvent beaucoup grossi !

*Les « M’As-Tu-Vu » qui me font rire avec leurs démonstrations ostentatoires.

*Les poètes de l’instant, ceux qui d’une phrase éclairent ma journée. Merci Pierre-Michel pour  tes instants magiques.

*Ceux que l’on découvre petit à petit, que l’on ne croyait pas comme ça…Qui s’installe dans ma vie doucement et pour longtemps je pense, sans que pour cela je ne devienne vicomtesse !

*Ceux que j’ai connu bébé, qui me rappelle que je suis un homme « mure » et dont le parcours m’épate.

*Ceux que j’aime, mais que je sais très occupés, je n’ai pas envie de les déranger, parfois je glisse juste un petit « j’aime » sous leurs statuts.

*Ceux qui m’ont aimé et qui ont voulu me revoir juste pour faire un état de lieux ! C’est moi qui ai signé le bail !

*Les collègues qui partagent l’amour du bleu.

*Les anciennes connaissances qui feignent  de ne pas me reconnaitre et à qui j’ai juste envie de dire : je vais bien et je t’emmerde !

*La famille. Ah la famille avec ses secrets, ses chagrins, ses silences  et l’amour infini que je lui porte. Une désillusion aussi en la personne de mon filleul, j’ai au moins essayé.

*Mes anciens amants si beaux que vous auriez peine à croire qu’ils ont été dans mes bras…

*Les premiers amants, qui n’ont pas envie de me voir vieillir… miroir mon beau miroir…

*Ceux que l’on pensait perdu à jamais et qui bouleverse notre journée lorsqu’un message d’eux s’affiche sur l’écran

*Les Politiques, de tout bord sans aller jusqu'à l’extrême. Mon amie de droite, mon pote de gauche… « Les fourberies d’Adrien »

*Les vedettes de la télévision qui nous détaillent dix fois par jour les déjeuners, soirées et autres cocktails parisiens en compagnie des peoples… Ben moi aussi j’ai fait de la télé non mais alors…Ils me font rire souvent, mais pour rien au monde je ne voudrais être à leurs places. Il  faut être honnête c’est moi qui suis allé les chercher, ils ne me connaissent pas et dans ce cas le voyeur c’est moi.

*Ceux dont je me demande ce qu’ils font là ! Je sais qu’ils ne m’aiment pas beaucoup et ça m’amuse un peu…

*Ceux qui sont loin, beaucoup trop loin…

*Mon amoureux  discret au point de ne jamais échanger un message sur mon mur…

*Et  les inconnus, je me demande comment et pourquoi ils sont sur ma liste, qui sont-ils ? Donnez-moi de vos nouvelles.

Rien n’est plus triste qu’un nom et rien d’autre, il y a le cimetière pour cela !

 

A plus loin, Adrien

Par Costa du Centaure
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Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /2010 08:26

C'est lété," TAPIS ROUGE" est rediffusé tous les samedis et dimanches entre 10h et 11h.

 Voici le programme :

 

Samedi 10 juillet Jean-Christian Fraiscinet, le Chricri Bodin
Dimanche 11 juillet Aïcha et se cuisine du soleil


Samedi 17 juillet Marcel Amont
Dimanche 18 juillet Sandra Gembib, Chanteuse


Samedi 24 juillet Edouard Guibert, Ex Président des jeunes agriculteurs.
Dimanche 25 juillet Loïc de Kergret du TVB


Samedi 31 juillet Olivier Morchoisne, Danseur, Chanteur, Chorégraphe
Dimanche 1 août Antoinette Roze, Les soieries.


Samedi 7 août Nicoletta, Chanteuse
Dimanche 8 août Henri Marionnet, Vigneron


Samedi 14 août Yvon Solac, Chanteur
Dimanche 15 août Dominique Gourdon de Météo France


Samedi 21 août Cédric Le Stunf, Comédien en tournée actuellement avec le théâtre de l'Ante.
Dimanche 22 août Arnaud Boulestreau du Lycée Konan de Touraine


Samedi 28 août Thierry Germain, Photographe
Dimanche 29 août Serge Lelong, "la" Brioche

 

C'était la troisième saison et je pense qu'il y en aura une quatrième...

 

C'est à écouter sur www.bleutouraine.com

 

Pour ces mois de juillet et août, je suis le lève tôt de service. Tous les jours à l'antenne entre 6h et 9h.

Bonnes vacances à tous

 

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Par Costa du Centaure
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Samedi 26 juin 2010 6 26 /06 /2010 18:23

Je fus passablement courroucé lorsqu’il advint qu’un de mes amis m’énonçât avec le toupet habituel des gens qui profèrent des absurdités, qu’il jugeait la Gaypride, ou Marche des Fiertés, inutile voire contreproductive, tant celle-ci était provocante et désormais commerciale. Cet ami égaré prétendait que par ces temps si paisibles pour les homosexuels à Paris, cette manifestation parmi les plus nombreuses de France, avait perdu tout intérêt. J’en fus révulsé. Mais plutôt que m’asseoir et pleurer, j’entrepris de monter au front et de lui offrir un « update » fort nécessaire. Voici ce que je lui dis ce jour-là. Mon cher ami, commençais-je, la Marche des Fierté même si on l’a perdu de vue, est somme toute une histoire de baston. De castagne. Et si l’on y trouve autant de plumes plantée ou l’on sait c’est parce que sans répit, les hordes homophobes ont de tout temps trouvé amusant d’y voler. Dans ces plumes. La Gaypride c’est une claque bouddhique. Une réponse ferme, colorée et visible, mais non violente, à la somme d’agressions que les homosexuels subissent sous toutes les formes. C’est vrai qu’on n’y brûle ni ne casse rien. Faudrait-il le souhaiter pour que l’une des manifestations les plus importante du pays passe du statut « d’amusante » à celui de « okay, okay, on a compris, on va voter des lois pour vous calmer » ? En tout cas à ce jour, la Marche des Fiertés reste notre crochet du droit à la tibétaine, en réponse aux haines et aux violences que nous rencontrons souvent. Oui, la Gaypride était une affaire de castagne et quelques pays pas trop lointains nous en donnait l’illustration chaque année : en Russie, n’était-elle pas prohibée, commentaires injurieux du Maire de Moscou et de Petersbourg brochant sur le tout ? Les homosexuels russes, et de différents pays de l’Est, prenant leurs couilles à deux mains n’aillaient-ils pas au devant des skinheads-matraques-cailloux-œufs dans d’épiques bagarres sous l’œil distrait des policiers ? Quand eux-mêmes ne prenaient pas part au désastre… Il fallait rappeler au souvenir de mon ami que si l’on était 700.000 à Paris à danser de char en char, à quelques centaines de kilomètres, c’était de tout petits groupes de gays presque kamikazes qui jouaient leur vie pour hurler dans leur pays : « oui, nous existons, oui nous voulons aimer et vivre comme vous ! » La baston, c’est mythe fondateur de toutes les Marches des Fiertés du monde. Devant l’air hébété de mon ami, je sentis qu’il fallait que je développasse. Ignorant ! bramais-je. Stonewall en juin 1969, rue Christopher Street à New York, ça ne te dit rien ? A l’époque le simple rassemblement dans un bar d’homosexuels était interdit. Mais lassées des descentes de police et exaspérées par un Nième contrôle et l’arrestation menottée d’une copine travestie, des folles hystériques se jetèrent, glapissantes, sur les policiers et le fourgon, déclenchant ainsi trois jours d’émeutes sanglantes à New York. Ce fut l’acte fondateur de la conscience politique gay et la Marche des Fiertés fut désormais la célébration de l’anniversaire des émeutes du Stonewall. Les homosexuels avaient alors répondu à la violence par la violence, se faisant du même coup entendre de manière spectaculaire. Mon ami tirait une tronche oblique, manière particulière qu’il avait de me signifier qu’il n’était pas encore convaincu de l’utilité aujourd’hui d’une telle manifestation. Tremblant de fureur, je brandis alors mon Iphone, cliquotais frénétiquement, claviotais comme un possédé et lui mis sous le nez plusieurs articles de presse évoquant pour cette seule année, une montagne de guet-apens à Paris où des homosexuels comme lui et moi, en plein Marais se faisaient casser la gueule par des dizaines de sauvageons haineux. Je lui montrais les tortures abominables en province, les meurtres (brûlé vif dans sa voiture, crâne éclaté au marteau, couple enterré vivant, roué de coup etc), sans compter les milliers de cas de harcèlement au travail, en famille, à l’école. Je sentis bien à ce moment, que mon ami commençait à revenir à la raison. Mais l’on n’y était pas encore tout à fait. Je compris qu’à ce stade, je devais jouer la carte de l’emportement lyrique, ce que j’entrepris donc. Le rouge me monta aux joues lorsque je m’exclamais, la bave aux lèvres, qu’au sein même de la Marche des Fiertés, des casseurs trop heureux de pouvoir venir se déchaîner contre des homosexuels, venaient donner libre cours à leur rage criminelle. Lors de l’avant-dernière gaypride, on avait par exemple assisté à ce spectacle effarant de grappes de jeunes fonçant dans la foule des marcheurs, frappant, poussant, bousculant, tandis que les CRS s’ébranlaient à leur tour pour empêcher de nuire ces agresseurs. C’était dire à quel point on faisait peu de cas des homosexuels pour qu’à Paris aujourd’hui, on puise oser sans retenue aucune, venir se battre contre eux, au milieux d’eux, et aux yeux de tout le monde. Devant tant de brutalité physique et morale, résignés aussi à ne pas voir cette année 2010 venir l’égalité des droits tant espérée depuis des siècles, les organisateurs de la Marche des Fiertés s’étaient donc mis d’accord sur un mot d’ordre qui nous plongeait de nouveau dans les heures les plus noires de notre histoire : « Violences, discriminations : assez ! Liberté, égalité : partout et toujours ! » Toisant mon amis dans le blanc de son œil vitreux, j’ajoutais que si l’on en était revenu là, alors que le Président de la République en campagne promettait le « presque mariage » et autres confiseries, alors que le Portugal catholique et tradi était le 6ème pays d’Europe à légaliser le mariage homosexuel, si l’on en était revenu à devoir à nouveau faire front contre la stupide violence physique et la discrimination, et bien c’était aussi grâce à la contribution molle de gays pas corporates comme lui, qui avec leur mine aigre marquaient contre leur camp, laissant les homophobes agir et jugeant que leur répondre avec notre Marche était ringard. Puis, cédant à l’émotion, ingrédient indispensable de tout bon plaidoyer, je lui racontais comment la foule, presque un million d’hommes et de femmes, se couchait par terre, à même le sol, en silence pendant une minute en mémoire des morts du Sida, une autre de nos guerres. A l’appel de ce qu’Act Up avait appelé un « Die In » (mourir sur place). Ce silence épais, chargé de sens, tout le monde se taisant à l’unisson, allongé en communion avec nos morts. Soixante longues secondes. Puis le son puissant de la sirène traversant la couche d’air, déchirant le calme, la foule se relevant parfois les yeux rougis par l’émotion, les chars réarmant la musique techno et les cris des homos pour chasser la tristesse et marcher de plus belle. Piqué au vif, mon ami se redressa, fier à nouveau d’être gay, il couru louer un costume de centurion romain, mignone petite jupe rouge, et se déclara prêt à devenir le nouveau martyr de la cause gay sur le champ de bataille parisien. Il fallait croire que les homos n’étaient pas les plus mauvais à la guerre, puisqu’outre les quelques grands noms célèbres de vénérables et authentiques maréchaux homosexuels (Lyautey Galliéni, de Lattre de Tassigny), même dans la prude amérique, le président Obama travaillait à abroger la loi « don’t ask don’t tell » interdisant aux gays de servir dans l’armée. Les américains s’étaient en effet rendu compte qu’ils risquaient de se priver de leurs meilleurs éléments y compris chez les plus hauts gradés. On allait enfin laisser en paix faire la guerre, les tatas belliqueuses. Oui la gaypride c’était vraiment une histoire de baston. Mon ami et moi, heureux, nous levâmes d’une détente en direction de la Marche, fiévreux et enthousiastes, livrer une autre guerre à la bêtise crasse de l’humanité. Le 26 juin, par Jan Le Bris de Kerne.

 

Je publie ce texte de Jan et le remercie. rainbow-flag-2606.jpg

Par Costa du Centaure
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Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /2010 18:54

Je suis très honoré d’avoir été croqué par Michel Costiou. Cet artiste est peintre de l’instantanéité et du mouvement. Il travaille depuis 1985 sur toutes les formes d’expression de la danse, du cirque, du théâtre, de l’opéra, de la musique, du music hall et du spectacle en général. À partir de 1989, il réalise des reportages graphiques en direct, à l'encre de chine, sur des formats 50cm x 32,5cm.

 IMG_0772.JPG

Ce dessin a été réalisé pendant que je me produisais sur scène, il a eu trois minutes pour saisir le sens de mon travail et jamais je n’ai eu de si belle représentation d’un final démaquillé sur une chanson de Ginette Reno que j’interprète depuis 30 ans.

Michel Costiou a croqué de très grands sportifs et artistes toujours avec le souci de rendre vie au mouvement.  Lisette Malidor est en couverture de son livre « La Danse » aux éditions IDlivre.

Par Costa du Centaure
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Samedi 22 mai 2010 6 22 /05 /2010 06:55

C'est l'anniversaire d'Harvey Milk et c'est aujourd'hui à Tours "La Gay Pride". Je ne pense pas que les organisateurs aient pensé à cela mais le hasard fait parfois bien les choses.

gay-pride-tours-2010-affiche.jpg
Le mot d’ordre de l’année :

Marchons contre les homophobies d’Etats
Rassemblement place des Halles à 14h, départ de la marche à 15h. Itinéraire :

place des Halles - place Gaston Pailhou - rue Chanoineau - boulevard Béranger - place Jean Jaurès - rue Nationale - rue Colbert

Arrivée au château de Tours vers 17h, avec village associatif et animations DJ, restauration et buvette.

La soirée
Soirée officielle à partir de 23h, salle Paul Bert, quai Paul Bert. Entrée 10€, prévente sur le village associatif 8€.

 

J'ai personnellement aujourd'hui une autre raison de me réjouir...

Par Costa du Centaure
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